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Dépôt RNCP / RS : comment France Compétences traite votre dossier

  • 17 oct. 2024
  • 12 min de lecture

Les 4 étapes de la procédure d'instruction, les délais à prévoir et les décisions possibles.


Déposer un dossier auprès de France Compétences pour un enregistrement RNCP ou RS, c'est s'engager dans une procédure administrative et intellectuelle qui dure en moyenne 7 mois. 7 mois pendant lesquels votre dossier est examiné, instruit, supervisé, délibéré et notifié selon un processus en 4 étapes bien défini. Connaître ces étapes, leurs acteurs, leurs durées et les issues possibles n'est pas un luxe — c'est une condition de base pour planifier correctement son projet de certification, anticiper les délais et ne pas être pris de court par une échéance d'enregistrement. Cet article décrypte la procédure complète, du dépôt initial jusqu'à la notification de la décision, avec les conseils pratiques pour maximiser ses chances d'un traitement fluide.

 

1. La procédure en un coup d'œil : 4 étapes, 7 mois en moyenne

La procédure d'enregistrement sur demande au RNCP et au RS suit un processus séquentiel invariable, défini par les articles L. 6113-1 et suivants du Code du travail et précisé dans le Vade-mecum France Compétences (fiche pratique n°6). Elle se déroule en quatre étapes principales.

 

Étape

Durée

Nature de l'étape

Acteur principal

Issues possibles

1 — Examen de la recevabilité

~1 mois

Vérification de la complétude du dossier et du caractère licite de la demande. Contrôle de l'honorabilité du ou des dirigeants et co-certificateurs.

Services de France Compétences

Recevable ou irrecevable

2 — Affectation et instruction

~5 mois

Affectation à un instructeur unique. Évaluation du dossier au regard des 9 critères d'enregistrement. Supervision par un supérieur.

Instructeur unique + superviseur

Avis favorable, réservé ou défavorable préconisé

3 — Commission et délibération

~15 jours

Programmation à l'ordre du jour de la commission mensuelle. Délibération et vote. En cas d'avis favorable : fixation de la durée, de l'intitulé, des codes NSF et du niveau.

Commission de certification professionnelle de FC

Avis favorable, ajournement ou défavorable

4 — Notification de la décision

2-15 jours

Le Directeur général entérine l'avis de la commission et notifie la décision. En cas de décision favorable : publication au répertoire. En cas de refus : notification motivée.

Directeur général de France Compétences

Favorable, ajournement ou défavorable

 

Le délai total de 7 mois est une moyenne — il peut être plus court si le dossier est particulièrement solide et complet, plus long si des demandes de pièces complémentaires viennent interrompre l'instruction. La clé pour minimiser ce délai est de déposer un dossier complet, cohérent et bien documenté dès le premier dépôt — chaque aller-retour pour pièces manquantes ou clarifications ajoute des semaines au calendrier.

 

2. Étape 1 : l'examen de la recevabilité (~1 mois)

Avant toute instruction au fond, France Compétences réalise un examen de recevabilité du dossier. Cette étape préalable n'examine pas la qualité du référentiel ni les données de marché — elle vérifie uniquement que le dossier est complètement constitué et que la demande est licite.


La complétude administrative

La complétude administrative vérifie que toutes les pièces requises sont présentes. Ces pièces incluent notamment les documents justifiant l'adéquation du projet avec les besoins du marché du travail, les trois référentiels (d'activités, de compétences et d'évaluation), les documents justifiant les procédures de contrôle des épreuves, et les justificatifs de la condition d'honorabilité des dirigeants et co-certificateurs.

Un point important : les informations demandées dans le dossier ne sont pas arbitraires — elles ont été conçues pour permettre à l'instructeur de disposer, dès le départ, de l'ensemble des éléments permettant à la commission de rendre un avis éclairé. Un dossier partiellement complété ne convainc pas l'instructeur de travailler avec ce qu'il a — il est retourné au demandeur pour complétion, ce qui repousse d'autant le début de l'instruction.


Le contrôle du caractère licite de la demande

Parallèlement à la complétude, France Compétences vérifie le caractère licite de la demande. Cela comprend le contrôle de l'honorabilité des dirigeants de l'organisme et de ses co-certificateurs (article R. 6113-14 du Code du travail), et la vérification de l'absence de situations bloquantes qui conduiraient à un refus automatique sans même examiner les critères.


Les situations de refus automatique

L'article R. 6113-8-1 du Code du travail définit quatre situations dans lesquelles France Compétences peut refuser une demande d'enregistrement sans examiner les critères. Ces situations sont particulièrement importantes à connaître car elles constituent des causes de disqualification immédiate.

 

Cas

Situation

Ce que cela signifie en pratique

1

Fausse déclaration

Déclaration mensongère, notamment sur les données relatives aux promotions de titulaires. Les taux d'insertion ou de réussite falsifiés sont détectés par comparaison avec d'autres sources et donnent lieu à un refus automatique + risques de sanctions.

2

Reproduction littérale d'un référentiel existant

Copier-coller total ou partiel d'un référentiel déjà enregistré au RNCP ou au RS. France Compétences dispose d'outils de détection. Cette situation conduit à un refus sans examen des critères.

3

Communication trompeuse sur les actions de formation

Informations mensongères diffusées publiquement sur les formations préparant à la certification (taux de réussite gonflés, conditions d'accès falsifiées, certifications fabriquées...). Détectables via les contrôles CDC et DREETS.

4

Interdiction de dépôt après plusieurs refus

Après plusieurs refus successifs portant sur le même projet, le directeur général de FC peut prononcer une interdiction de dépôt pour une période déterminée.

 

À l'issue de l'étape 1 : deux issues

Le dossier est soit déclaré recevable — il passe alors en étape 2 (instruction) et le demandeur reçoit par mail les coordonnées de son instructeur unique — soit déclaré irrecevable, ce qui met fin à la procédure. En cas d'irrecevabilité pour complétude insuffisante, le demandeur peut resoumettre un dossier complété. En cas d'irrecevabilité pour vice illicite, les conséquences peuvent être plus sévères.

 

3. Étape 2 : l'affectation et l'instruction (~5 mois)

C'est l'étape la plus longue — et de loin. L'instruction dure environ 5 mois et constitue l'examen approfondi du dossier au regard des 9 critères d'enregistrement définis par l'article R. 6113-9 du Code du travail (pour le RNCP) ou R. 6113-11 (pour le RS).


L'instructeur unique : votre interlocuteur exclusif

À l'affectation du dossier, le demandeur reçoit par mail les coordonnées de son instructeur unique. Cet instructeur devient, dès lors, l'unique interlocuteur du déposant durant toute la période d'instruction jusqu'à la notification de la décision. Ce principe d'instructeur unique est une garantie de cohérence et d'égalité de traitement : tout le travail d'analyse est concentré chez une seule personne qui connaît le dossier dans sa globalité.

Il peut arriver qu'un changement d'instructeur survienne en cours d'instruction (indisponibilité, réorganisation interne). Dans ce cas, l'identité du nouvel instructeur est communiquée par mail au déposant, et le changement ne modifie pas significativement les délais. Mais il est important de noter que même en cas de changement d'instructeur, la relation reste unique — on ne multiplie pas les interlocuteurs.


Ce que fait l'instructeur

L'instructeur évalue le dossier au regard des critères d'enregistrement. Cette évaluation l'amène à lire l'ensemble du dossier — référentiels, données d'insertion, règlement de certification, description du dispositif VAE, structuration des blocs — et à analyser leur cohérence interne et leur conformité aux attentes de France Compétences.

Si certains éléments lui semblent insuffisants ou nécessitent des clarifications, l'instructeur peut solliciter des informations supplémentaires auprès du demandeur. Cette sollicitation peut prendre la forme d'une demande de pièces complémentaires ou d'une invitation à préciser ou actualiser certains éléments du dossier.

 

⚠  Ce que l'instruction N'est PAS

  • L'instruction n'est pas un échange contradictoire avec le demandeur sur la valeur de son dossier. L'instructeur analyse, il ne négocie pas.

  • L'instruction n'est pas un processus d'accompagnement du demandeur pour répondre aux attendus. L'instructeur n'est pas un consultant.

  • L'instructeur ne peut pas s'engager sur l'issue du dossier lors des échanges — il peut indiquer ce qui manque, pas promettre un résultat.

  • Tout élément fourni en cours d'instruction reste soumis à l'appréciation de la commission — ce n'est pas l'instructeur qui décide de l'enregistrement.

 

La supervision : la deuxième analyse

À l'issue de l'instruction, le dossier est transmis en supervision avec un rapport d'instruction rédigé par l'instructeur. La supervision consiste en une seconde analyse systématique du dossier, principalement pour garantir l'égalité de traitement entre les demandeurs et s'assurer que les recommandations de l'instructeur sont bien fondées.

À l'issue de la supervision, le rapport supervisé préconise l'une des trois positions suivantes : une proposition d'avis favorable à l'enregistrement, une proposition d'avis défavorable, ou un avis réservé sur le dossier. Ce rapport supervisé est ensuite transmis aux membres de la commission.

 

4. Étape 3 : la délibération de la commission (~15 jours)

La commission de certification professionnelle de France Compétences est l'instance décisive. C'est elle qui rend l'avis conforme sur lequel le Directeur général de France Compétences fonde sa décision. Elle se tient mensuellement.


Composition et fonctionnement de la commission

La commission de certification professionnelle est composée de représentants des employeurs, des salariés, des financeurs et de l'État. Elle est présidée par le président de France Compétences ou son représentant. Sa légitimité est paritaire : elle reflète les intérêts des différents acteurs du système de certification professionnelle.

La commission se réunit une fois par mois selon un ordre du jour établi par sa présidence. Les dossiers ne sont inscrits à l'ordre du jour que si leur instruction a été supervisée. En séance, les dossiers peuvent être examinés 'sans débat' (les membres ont reçu les documents en amont et votent sans discussion en séance) ou 'avec débat' (discussion préalable au vote). Cette distinction n'est pas définitive : les membres disposent d'un pouvoir d'évocation qui leur permet de demander l'organisation d'un débat sur tout dossier, sans avoir à en justifier.


Ce que la commission décide en cas d'avis favorable

En cas d'avis favorable, la commission ne se contente pas de dire 'oui' — elle fixe également plusieurs éléments clés qui seront inscrits dans le RNCP ou le RS :

•       La durée d'enregistrement (qui ne peut excéder 5 ans pour les enregistrements sur demande, et peut être limitée à 3 ans pour les premiers dépôts avec données limitées).

•       L'intitulé de la certification (la commission peut proposer un intitulé différent de celui demandé si celui-ci est plus conforme aux attentes).

•       Les codes NSF (Nomenclature des Spécialités de Formation) qui classent la certification dans les grandes catégories de formation.

•       Pour les certifications RNCP : le niveau de qualification (la commission peut proposer un niveau différent de celui demandé si la justification lui semble insuffisante).


L'ajournement : une troisième voie

En plus des issues favorables et défavorables, la commission peut ajourner un dossier. L'ajournement signifie que la commission ne peut pas se prononcer en l'état du dossier — généralement parce qu'il manque des éléments ou que des clarifications sont nécessaires. Dans ce cas, le demandeur doit fournir les compléments demandés ou modifier son dossier. Le dossier est alors réinstruit et représenté à une session ultérieure de la commission.

L'ajournement est distinct du refus : il n'empêche pas le demandeur de soumettre un dossier complété ou modifié. C'est une 'décision de suspens' qui donne une chance supplémentaire au demandeur de corriger son dossier avant une décision définitive.

 

5. Étape 4 : la notification de la décision (2 à 15 jours)

Sur la base de l'avis conforme de la commission, le Directeur général de France Compétences approuve les décisions d'enregistrement, en assure la publicité par ses services et notifie les décisions motivées de refus d'enregistrement. Cette étape est la plus rapide de la procédure — entre 2 et 15 jours selon la nature de la décision.


La décision favorable : publication et effets

En cas de décision favorable, la certification est publiée sur le site de France Compétences avec toutes les caractéristiques arrêtées par la commission (intitulé, niveau, codes NSF, durée, blocs de compétences...). Cette publication est l'acte qui confère à la certification ses effets juridiques : accès aux dispositifs de formation (contrat d'apprentissage, CPF, VAE...), octroi d'un niveau de qualification aux titulaires.

À noter : la certification n'est enregistrée qu'à compter de la date de publication par France Compétences — pas à compter de la date de dépôt du dossier. Cela a des implications pratiques pour les candidats inscrits en formation qui attendent l'issue du dossier.


La décision d'ajournement : modalités de re-dépôt

En cas de décision d'ajournement, le demandeur reçoit une notification précisant les éléments manquants ou à modifier. Il peut alors préparer un dossier complété ou modifié et le re-déposer. Il n'y a pas de délai minimal imposé entre la notification de l'ajournement et le re-dépôt — mais le demandeur doit s'assurer que les éléments demandés ont effectivement été produits et intégrés. Un re-dépôt qui n'apporte pas de réponse aux points soulevés lors de l'ajournement risque de conduire à un refus définitif.


La décision défavorable : notifications motivées et suites

En cas de refus, la décision est notifiée avec les motifs précis ayant conduit à cette décision. Ce qui change par rapport à l'ajournement : le refus est une décision définitive sur le dossier tel que présenté. Le demandeur peut déposer un nouveau dossier, mais ce nouveau dossier devra avoir intégré substantiellement les corrections identifiées dans la notification de refus.

Sur le fondement de l'avis de la commission, seules les décisions de refus font l'objet d'une notification motivée — les décisions favorables font l'objet d'une publication, pas d'une notification individualisée au sens stricto sensu.

 

6. La possibilité d'échange post-décision

Le Vade-mecum France Compétences prévoit un droit à un échange unique après la notification de la décision. Cet échange peut être sollicité par le demandeur auprès de l'instructeur et a pour objet d'expliquer l'avis de la commission et, le cas échéant, d'identifier les améliorations attendues.

Cet échange est généralement organisé dans les 15 à 20 jours après la notification de la décision, pour une durée d'environ 30 minutes. Il est important de comprendre ses limites :

•       L'échange est unique : il n'y aura pas de second échange, même en cas de répétition d'une décision de refus sur le même projet.

•       L'échange a une valeur informative uniquement : l'instructeur n'engage pas France Compétences sur l'issue d'un futur dépôt.

•       L'échange ne concerne pas d'autres dossiers en cours d'examen ou un contrôle en cours.

•       L'échange n'est pas un échange contradictoire : ce n'est pas une opportunité de convaincre l'instructeur que la commission a eu tort.

•       L'échange ne peut pas être enregistré.

 

★  Conseil : préparer l'échange post-décision avec méthode

  • Ne venez pas à cet échange pour 'contester' la décision — venez pour comprendre précisément ce qui n'a pas convaincu la commission.

  • Préparez des questions précises sur chaque point de refus ou d'ajournement mentionné dans la notification.

  • L'objectif est de repartir avec une liste claire des améliorations à apporter pour un prochain dépôt ou pour un re-dépôt post-ajournement.

  • Si vous envisagez de faire appel à un conseil externe pour préparer un nouveau dossier, il est très utile qu'il soit présent ou que vous preniez des notes détaillées de cet échange.

 

7. Les recours possibles en cas de refus

Un refus d'enregistrement prononcé par le Directeur général de France Compétences est une décision administrative qui peut faire l'objet de recours. Ces recours sont distincts de la possibilité de re-dépôt et ne suspendent pas les effets de la décision de refus.


Le recours administratif préalable

Avant tout recours juridictionnel, le demandeur peut exercer un recours gracieux auprès du Directeur général de France Compétences, ou un recours hiérarchique auprès du ministre de tutelle. Ces recours administratifs préalables ne sont pas obligatoires mais peuvent être utiles pour obtenir un réexamen du dossier dans certains cas (erreur manifeste d'appréciation, éléments nouveaux...).


Le recours juridictionnel

En dernier recours, le demandeur dispose de voies de recours juridictionnelles. Selon la nature de l'organisme certificateur (public ou privé) et la nature de la contestation, le recours peut être porté devant le juge administratif ou le juge judiciaire. Ces recours sont peu fréquents en pratique — ils nécessitent des délais et des coûts qui les rendent peu attractifs au regard de l'alternative d'un nouveau dépôt mieux préparé.

 

8. Points de vigilance et conseils pratiques


Sur le calendrier

•       Prévoir 7 à 9 mois entre le dépôt du dossier et la réception de la décision favorable. Un projet de certification qui doit être opérationnel pour une date précise doit intégrer ce délai dès la planification.

•       Pour un renouvellement : déposer le dossier au moins 10 mois avant l'échéance de l'enregistrement en cours pour éviter toute interruption de la certification entre deux périodes d'enregistrement.

•       La commission se réunissant mensuellement, un dossier prêt pour la commission en février ne sera pas examiné en février s'il est déposé en janvier : il faut que l'instruction soit terminée et supervisée avant la séance.


Sur la complétude du dossier

•       Ne pas déposer un dossier incomplet en espérant le compléter ensuite : cela entraîne un retour du dossier et repousse le début de l'instruction.

•       Vérifier que toutes les pièces listées dans le formulaire de dépôt sont bien présentes et que les données numériques sont cohérentes entre elles (taux d'insertion annoncés, promotions décrites, etc.).

•       S'assurer de l'honorabilité de tous les dirigeants et co-certificateurs avant le dépôt — une vérification préalable évite des surprises en étape 1.


Sur la relation avec l'instructeur

•       Répondre rapidement et complètement aux sollicitations de l'instructeur : tout retard dans la transmission des pièces complémentaires se répercute directement sur le délai total.

•       Être précis et factuel dans les échanges avec l'instructeur : des réponses vagues ou trop générales ne font pas avancer l'instruction.

•       Conserver des traces de tous les échanges avec l'instructeur : mails, pièces transmises, dates.

 

✔  Check-list de préparation au dépôt

  • Dossier complet : toutes les pièces requises sont présentes (référentiels, données de marché, règlement de certification, description dispositif VAE, procédures de contrôle des épreuves).

  • Honorabilité : vérification préalable des conditions d'honorabilité des dirigeants et co-certificateurs.

  • Cohérence interne : les données chiffrées sont cohérentes entre elles dans l'ensemble du dossier.

  • Originalité : les référentiels ne reproduisent pas (même partiellement) des référentiels existants.

  • Calendrier : le dépôt est réalisé au moins 8 à 10 mois avant la date souhaitée d'enregistrement, ou 10 mois avant l'échéance en cas de renouvellement.

  • Échange post-décision : si le dossier a fait l'objet d'un refus ou ajournement préalable, les points identifiés lors de l'échange post-décision ont bien été traités dans le nouveau dépôt.

 

En conclusion

Connaître la procédure d'instruction de France Compétences, c'est se donner les moyens de l'anticiper sereinement. 7 mois de délai moyen, 4 étapes bien identifiées, un instructeur unique comme seul interlocuteur, une commission mensuelle comme instance décisive : ce cadre est prévisible et maîtrisable — à condition de déposer un dossier complet et solide, de répondre rapidement aux sollicitations de l'instructeur, et de ne pas confondre l'échange post-décision avec une opportunité de négociation.


Pour les certificateurs en approche de renouvellement, la leçon principale est de ne pas sous-estimer le délai : 7 mois de procédure, c'est beaucoup — et si la préparation du dossier prend 6 à 12 mois, il faut commencer le travail 18 mois avant l'échéance pour ne pas se retrouver dans une situation de rupture de certification.

 

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